Château SAINCRIT au fil du temps
C’est à la fin du XIXème siècle que Vincent Saincrit, meunier de profession, décide de planter des vignes sur le coteau de Montalon*, entre Blaye et Bordeaux et Saint-Emilion. En effet, entre 1860 et 1880, une épidémie de phylloxéra a détruit les vignes antérieures. On a rapidement replanté du blé pour subvenir aux besoins des habitants, en utilisant les moulins à vent qui ont été construits un siècle auparavant sur l’ensemble du coteau. L’homme, surnommé « Le vieux Saincrit » faisait partie de ce qu’on appelait les « gabayes ». Ce nom, considéré comme une insulte, était donné aux personnes arrivant du nord de la région (Charente-Maritime – Vendée) dû à des mouvements de population. Son amour et sa passion pour la vigne lui a permis le développement de son vignoble.
Aussi, ce vignoble évolue et traverse les générations jusqu’à Jean Jacques et Bernard Germain, arrière petits-fils de Vincent Saincrit. Ces derniers récupèrent, de la part de leur parents René Germain et Marie Aubert, le vignoble en 1990 qui est séparé en deux parties : Château Saincrit pour Jean Jacques et Château Le Peuy Saincrit pour Bernard. Le Château Saincrit était la maison familiale des Germains et aura vu naitre les deux frères. C’est en 1991 que la SCEA Saincrit est créée. L’exploitation du vignoble sera reprise par Franc Germain, fils de Jean-Jacques.
En 2003, Florence Prud’homme rachète le Château Saincrit et continue l’exploitation. Elle rachète également des vignes sur le coteau qui avaient été elles-mêmes cédées dans les années 1920 par son propriétaire. Aujourd’hui, elle exploite les vignes qui lui appartiennent ainsi que certaines parcelles en fermage. Le vignoble du Château Saincrit a beaucoup évolué depuis la plantation de ses vignes à nos jours. Aussi, en vous promenant, vous trouverez des pieds de vignes de plus de cents ans. La dernière plantation date du mois de décembre 2012, 1/2 hectare de sauvignon gris vient d’être planté.
* « Montalon » : ambiguïté sur l’origine de ce mot : soit il vient du gaulois « mantalon » qui signifie « chemin » car le coteau étant entouré de marais, il formait le seul chemin empruntable pour relier le nord et le sud ; soit il vient du romain « montem » et « altum » signifiant « mont élevé », bien qu’il ne s’agisse que d’une colline. De plus, à la Révolution, les communes ayant un « saint » dans leur nom étaient obligées de changer d’appellation. Aussi, Saint-André de Cubzac devint Montalon pour une ou deux années.

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